MedTrucks veut « rendre fertile ces déserts médicaux, privés de services publics de santé »

Ces innovations Africaines qui peuvent sauver des vies.

[Article tiré du média Le Monde paru le Lundi 24 Mai 2016]

Merci à Samir Abdelkrim.

fleur dans le désert

L’idée nous est venue lors d’un voyage au Maroc, explique l’ingénieur franco-marocain Anass El Hilal. Alors que nous étions dans une petite gare dans une province marocaine, une vieille dame a fait un malaise sous nos yeux. Elle rentrait, très fatiguée, de sa séance de dialyse, à plusieurs heures de là. »

Des milliers de Marocains souffrant d’insuffisances rénales vivent aujourd’hui au cœur de déserts médicaux. Pour les plus fragiles d’entre eux, souvent démunis, suivre un traitement avec régularité prend rapidement la forme d’un éprouvant parcours du combattant. MedTrucks a décidé d’apporter une réponse en développant des caravanes médicales qui vont au contact des patients malades du rein. Les caravanes sont dotées de matériels « éco-conçus » avec des appareils médicaux d’occasion, revalorisés et équipés pour dispenser des séances de dialyse dans des déserts médicaux.

Équipées de cinq lits au total, les caravanes MedTrucks peuvent dialyser jusqu’à dix patients par jour, à raison d’une demi-journée par séance. « Pour le moment, nous ne disposons que d’une seule caravane test, avec le Maroc rural comme zone expérimentale. La caravane est complètement autonome et équipée pour se rendre dans les régions les plus isolées d’Afrique. » Le véhicule reste cependant soumis à des contraintes propres au traitement des maladies rénales, à savoir la proximité de points d’eau.

Au-delà des caravanes, MedTrucks est également en train de mettre au point une plate-forme de géolocalisation qui récoltera bientôt des données géographiques et médicales propres aux déserts médicaux (points d’eau existants, centres médicaux d’urgence situés en zones rurales, etc.) et aux populations qui y vivent. Des données que MedTrucks mettra à disposition des centres de soins marocains souhaitant étendre leur activité dans les territoires abandonnés par les médecins.

Lire la suite de l’article sur Le Monde.

Laisser un commentaire